Concours FASTEF Sénégal : 5 Techniques Infaillibles pour Être Admis
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Chaque année, des milliers de bacheliers sénégalais rêvent d'intégrer la Faculté des Sciences et Technologies de l'Éducation et de la Formation, mieux connue sous le sigle FASTEF, rattachée à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Le concours d'entrée à la FASTEF est réputé sélectif : avec plusieurs milliers de candidats pour quelques centaines de places disponibles, la compétition est rude et seuls les mieux préparés s'en sortent. La FASTEF forme les futurs enseignants du secondaire et les cadres de l'éducation nationale sénégalaise, ce qui en fait l'une des institutions universitaires les plus stratégiques du pays. Réussir ce concours, c'est donc ouvrir la porte à une carrière stable dans la fonction publique sénégalaise, avec des débouchés dans les lycées, collèges et structures éducatives publiques et privées. Dans cet article, SAMABAC vous propose cinq techniques concrètes et éprouvées pour optimiser votre préparation et décrocher votre admission à la FASTEF.
Technique 1 : Maîtriser le programme officiel et les épreuves du concours FASTEF
La première erreur fatale des candidats au concours FASTEF est de préparer sans connaître précisément le contenu des épreuves. Le concours comprend généralement une épreuve de culture générale, une épreuve de la discipline de spécialité choisie (mathématiques, français, histoire-géographie, sciences physiques, SVT, anglais, etc.) et, selon les filières, une épreuve de didactique ou de pédagogie générale. Le programme officiel est publié par la FASTEF et disponible auprès de la scolarité centrale de l'UCAD, localisée sur le campus de Fann à Dakar. Il est impératif de se procurer les sujets des années antérieures, disponibles parfois aux archives de la FASTEF ou sur des plateformes comme SAMABAC, afin d'identifier les thèmes récurrents et les formats de questions. Les candidats des séries scientifiques S1, S2 et S3 qui visent l'enseignement des sciences doivent accorder une attention particulière aux questions de physique-chimie et de biologie appliquées au programme du secondaire sénégalais. De même, les candidats issus des séries littéraires L1 et L2 doivent consolider leur maîtrise de la littérature africaine, notamment les auteurs figurant au programme des lycées sénégalais comme Cheikh Hamidou Kane ou Ousmane Sembène. Connaître le cadre exact du concours, c'est éviter de disperser ses efforts et concentrer son énergie sur ce qui est réellement évalué.
Technique 2 : Élaborer un planning de révision rigoureux et réaliste
Une préparation efficace au concours FASTEF ne peut pas s'improviser à la dernière minute ; elle nécessite un planning structuré sur plusieurs mois, idéalement commencé dès l'obtention du baccalauréat. La plupart des candidats admis témoignent avoir débuté leurs révisions intensives au moins quatre à six mois avant la date des épreuves, qui se tiennent généralement en fin d'année académique selon le calendrier arrêté par l'UCAD et communiqué par la Direction des Études et de la Scolarité. Un bon planning divise le temps disponible entre la révision de la discipline de spécialité, la préparation culturelle générale et les exercices pratiques de rédaction ou de résolution de problèmes. Il est conseillé de consacrer au moins deux heures quotidiennes à la lecture d'ouvrages de référence comme Le Nouveau Bescherelle pour les candidats en lettres, ou les manuels de terminale S2 pour les candidats en sciences exactes. Chaque semaine, une session de simulation d'examen sous conditions réelles — chronomètre en main, feuilles blanches — permet de s'habituer à la pression du jour J et de tester l'organisation de ses réponses. Les candidats de Dakar peuvent rejoindre des groupes de révision informels qui se forment souvent autour du campus de l'UCAD à Fann, tandis que ceux des régions comme Ziguinchor, Saint-Louis ou Thiès peuvent s'appuyer sur les centres de documentation des universités régionales comme l'USSEIN ou l'UGB. Un planning respecté et ajusté régulièrement est la colonne vertébrale de toute préparation gagnante au concours FASTEF.
Technique 3 : Renforcer sa culture générale avec des ressources adaptées au contexte sénégalais
L'épreuve de culture générale du concours FASTEF est souvent celle qui fait la différence entre deux candidats de niveau technique équivalent, et elle porte fréquemment sur des thématiques liées à l'Afrique, au Sénégal et au système éducatif national. Pour la préparer efficacement, il est recommandé de lire régulièrement la presse sénégalaise de référence, notamment Le Soleil, Sud Quotidien et L'Observateur, afin de rester informé des grands débats nationaux touchant à l'éducation, à la société et à la politique. Les candidats doivent également se familiariser avec les grandes réformes éducatives au Sénégal, notamment celles introduites par le Plan Sectoriel de l'Éducation et de la Formation (PSEF) piloté par le Ministère de l'Éducation Nationale et du MESRI. La connaissance des institutions comme l'ONCAV, la DGES, le CAMES ou l'ANAQ-Sup constitue un atout lors des épreuves orales, car les membres des jurys apprécient les candidats capables de situer la FASTEF dans l'écosystème éducatif sénégalais et régional. La lecture d'essais d'auteurs africains francophones comme Cheikh Anta Diop, dont les travaux sur l'éducation africaine sont fondamentaux, enrichit considérablement la culture générale des candidats littéraires et scientifiques. Il est aussi utile de réviser l'histoire du Sénégal, depuis la période coloniale jusqu'aux réformes éducatives post-indépendance, car ces thèmes apparaissent régulièrement dans les sujets de composition. Préparer sa culture générale, c'est construire une vision globale du monde et de l'éducation sénégalaise qui transparaîtra dans la qualité des réponses aux épreuves.
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Voir →Technique 4 : S'entraîner aux épreuves orales et développer ses compétences pédagogiques
Beaucoup de candidats au concours FASTEF négligent la préparation orale, alors qu'elle représente une part décisive de la note finale et qu'elle évalue précisément la vocation pédagogique du futur enseignant. L'épreuve orale demande généralement au candidat de présenter une leçon ou une séquence didactique devant un jury composé d'enseignants-chercheurs de la FASTEF et parfois d'inspecteurs de l'enseignement du MENA. Pour s'y préparer, il est fortement conseillé d'observer des cours dans les lycées et collèges de sa ville : les établissements publics comme le Lycée Seydou Nourou Tall de Dakar ou le Lycée de Ziguinchor accueillent parfois des observateurs dans le cadre de stages d'imprégnation informels. Le candidat doit maîtriser les concepts fondamentaux de la didactique disciplinaire : objectifs pédagogiques, situation-problème, évaluation formative, différenciation pédagogique — des notions dont il devra démontrer la maîtrise devant le jury. S'exercer à voix haute face à un miroir ou devant des proches permet de travailler la diction, la gestion du temps de parole et la structuration du discours pédagogique. Il est aussi recommandé de lire des manuels de pédagogie générale comme ceux utilisés en licence de Sciences de l'Éducation à l'UCAD, notamment les cours de psychologie de l'apprentissage et de planification pédagogique. La confiance en soi lors de l'oral se construit par la répétition régulière et le feedback de personnes ressources comme des enseignants du secondaire ou des étudiants déjà admis à la FASTEF.
Technique 5 : Bien gérer les formalités administratives et le jour du concours
Une excellente préparation académique peut être ruinée par une erreur administrative ou une mauvaise gestion du stress le jour du concours FASTEF, comme en témoignent de nombreux candidats recalés pour dossier incomplet ou retard d'inscription. Les candidatures au concours FASTEF se déposent à la scolarité centrale de l'UCAD ou, selon les années, via la plateforme en ligne du Rectorat, et le dossier comprend généralement la photocopie certifiée du baccalauréat, un relevé de notes, une lettre de motivation et des photos d'identité récentes. Il est impératif de vérifier les dates de dépôt de dossier publiées sur le site officiel de l'UCAD et de ne pas attendre le dernier jour, car les files d'attente à la scolarité peuvent être longues et les guichets saturés. La veille du concours, il est conseillé de préparer son matériel (pièce d'identité, convocation, stylos noirs, règle, calculatrice si autorisée) et de repérer physiquement la salle d'examen pour éviter toute mauvaise surprise le matin. Le jour J, la gestion du temps lors de l'épreuve écrite est cruciale : il faut lire l'ensemble du sujet avant de commencer à rédiger, identifier les questions à fort coefficient et commencer par celles où l'on est le plus à l'aise. Après chaque épreuve, il est conseillé d'éviter de comparer ses réponses avec celles des autres candidats, car cela génère un stress inutile et nuit à la concentration pour la suite. Enfin, les candidats de l'intérieur du pays doivent anticiper leur hébergement à Dakar plusieurs jours avant les épreuves, en contactant par exemple la Cité Universitaire de Dakar ou des familles d'accueil connues via les associations d'élèves de leur région.
Réussir le concours FASTEF au Sénégal n'est pas une question de chance, mais le résultat d'une préparation méthodique, d'une connaissance précise des épreuves et d'une gestion rigoureuse du temps et du stress. En appliquant ces cinq techniques — maîtrise du programme, planning structuré, culture générale renforcée, entraînement oral et rigueur administrative — vous maximisez vos chances d'intégrer cette faculté d'excellence de l'UCAD. SAMABAC vous encourage, vous les futurs enseignants du Sénégal, à croire en vos capacités et à persévérer, car chaque heure de révision est un investissement dans votre avenir et dans celui de l'éducation sénégalaise. Explorez dès maintenant les ressources disponibles sur SAMABAC — sujets corrigés, annales et guides de préparation — pour aborder le concours FASTEF avec toutes les cartes en main.
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